Extrait d’Exploration chez les sauvages de l’Indochine à l’est du
Mékong, docteur Paul Neis Bulletin de la société de géographie 1883 relatif à l’exploration
de la rivière Chhlong et Sé-Sane en 1881.
Histoire et anecdotes sur Chhlong petite ville au bord du Mékong à 30 km de Kratié, Cambodge : Photos, fragments d'histoire ou anecdotes liés à cette petite ville
mardi 4 juillet 2017
Extrait carte de l'Indochine orientale 1881 révisée1886 région de Chhlong-Kratié
Sur cette carte élaborée par Dutreuil, De Rhins, Chhlong est nommée Poum Tchelong.
lundi 3 juillet 2017
lundi 17 avril 2017
lundi 3 avril 2017
1859-1940 - Arborigènes des hautes terres du Sud-Indochinois, Partie 1 : Bu La-Bu Gler Une communauté mnong aux marches du royaume khmer
Introduction de la première partie
(Thèse de Mathieu Guérin : Des casques blancs sur le Plateau des Herbes (suite) )
Photographie Leclère : Mnong devant Sambor, vers 1890, Musée des Beaux-arts et de la dentelle, Alençon
La passe de Bu La – Bu Gler est un ensemble de villages peuplés par des hommes appartenant à un groupe ethnique Mnong. Les noms de ces villages sont aussi notés Pou Lo ou Bourla et Pou Klir, Bou Klire, Pou Klia ou Pou Klea, Pou Kler, Pou Klé dans les archives. (
Il s’agit souvent
de retranscriptions en français, à partir du khmer, des noms des villages mnong. Ainsi le son g n’existe
pas en khmer et est retranscrit par k. Bu Gler en khmer retranscrit en français devient
Pou Klir ou Pou Klea et par déformation Pou Klia. Nous avons choisi une graphie en français qui s’approche le plus possible
de la prononciation en mnong : bu: glε:r)
Ils sont situés dans la vallée du Dak (Eau, rivière en mnong) Deur, au sud-ouest de l’actuel Sen Monorom, chef-lieu de la province de Mondolkiri. A la fin du XIXe siècle, cette zone se trouve aux confins du royaume khmer.
Ils sont situés dans la vallée du Dak (Eau, rivière en mnong) Deur, au sud-ouest de l’actuel Sen Monorom, chef-lieu de la province de Mondolkiri. A la fin du XIXe siècle, cette zone se trouve aux confins du royaume khmer.
Nous chercherons ici à tracer l’histoire de ces villages de la fin du XIXe siècle à la deuxième guerre mondiale,
en insistant sur les relations qui s’établissent avec les Khmers et les Français. Reconstituer à cent ans d’intervalle une portion de l’histoire d’un village aborigène
des hautes terres du Cambodge n’est pas chose aisée.
dimanche 12 mars 2017
1er extrait : l'univers de Chambak (Description des environs de Chhlong dans les années 1940-1950), extrait du livre "Itinéraire d'un intellectuel khmer rouge" par Suong Sikoeun Henri Locard
Dans ce livre, l'auteur décrit dans le premier chapitre son enfance dans les environs de Chhlong et sa scolarité à Chambak puis Chhlong dans les années 40-50.
Fils de Paysan (extrait du chapitre 1)
Fils de Paysan (extrait du chapitre 1)
Le voyageur qui remonte en bateau le Mékong de Phnom Penh à
Kratié ne manque pas, lorsqu'il franchit les limites septentrionales de la
province de Kompong Cham, d'être attiré par la présence insolite, sur la rive
droite du fleuve, d'un mont isolé qui conserve toute sa couverture forestière.
D'après la légende, le Phnom Sopor Kalei - nom de cette colline qui culmine à
180 mètres - tire l'origine de son nom de celui d'un crocodile. Celui-ci aurait
engagé un combat à mort avec un autre crocodile, connu sous le nom de krâpoeu lok nén - le crocodile
du bonzillon - et originaire de Koh Sautin, une île située en aval dans la
province de Kompong Cham. Avant de livrer bataille, ce dernier aurait pris
soin, afin de le protéger, d'avaler le bonzillon qu’il transportait. Bien que
sorti victorieux du combat, ayant mis à mort celui de Sopor Kalei, le crocodile
de Koh Sautin ne se consola jamais d’avoir perdu son ami bonzillon, étouffé
parce que trop longtemps gardé en son sein. À l'endroit où le bonzillon
succomba, s’élève l'actuel Phnom (mont) Sopor Kalei.
2ème extrait : À l'école primaire élémentaire de Chambâk (vers 1945...) (extrait du livre "Itinéraire d'un intellectuel khmer rouge" par Suong Sikoeun Henri Locard)
J’ai juste cinq ans quand, sur l’intervention de mon oncle
Nou Chhum, l'aîné des cinq frères de ma mère et le chef de la commune, je suis
admis en classe enfantine à l'école primaire élémentaire de Chambâk, alors que
l'âge requis est généralement de neuf ans. À cette époque, dans les régions
rurales, les enfants fréquentaient surtout les écoles de pagode où
l'enseignement était dispensé par des bonzes. Mon école consiste en un seul
bâtiment en bois, construit à même le sol et couvert de tuiles rouges. Elle
comprend trois classes, correspondant chacune à l'un des cours de l'enseignement
primaire élémentaire : enfantin, préparatoire et élémentaire.
3ème extrait : À l'école primaire complémentaire de Chhlong (1947 -...) (extrait du livre "Itinéraire d'un intellectuel khmer rouge" par Suong Sikoeun Henri Locard)
À
l'école primaire complémentaire de Chhlong.
Je dois quitter ma mère et mon village natal pour aller
poursuivre mes études à Chhlong. Je vais loger chez mon instituteur, M. Kâng
Sarin, auparavant directeur de l’école primaire élémentaire de Chambâk, qui est
alors âgé d'une trentaine d'années, originaire de Sambor, un des quatre
districts de la province de Kratié. Sa femme, beaucoup plus jeune que lui, est
la sœur cadette du gouverneur du district de Kompong Trâlach dans la province
de Kompong Chhnang, dont le fils, du nom de Tep Khunnah, défraya un temps la
chronique de l'époque par son train de vie extravagant.
La petite ville de Chhlong devint célèbre pour avoir abrité
la première et la seule papeterie du pays, construite grâce à l'aide chinoise.
Y élut domicile Hoeur Lay Inn, un homme politique assez connu pour avoir été
l'ami personnel du prince Norodom Sihanouk dont il avait été le camarade de
classe au lycée français Chasseloup-Laubat de Saigon - où, entre 1935 et 1942,
étaient envoyés les fils de l'élite khmère, avant l'ouverture du cycle
secondaire complet au lycée Sisowath à Phnom Penh. Son père, un important
exploitant forestier, se signalait par son train de vie fastueux, n’hésitant
pas à se déplacer jusqu’à Saigon, l’actuelle Hô Chi Minh-Ville, rien que pour
se faire couper les cheveux. Quant à Lay Inn, il occupa divers postes
ministériels sous le régime du Sangkum dirigé de 1955 à 1970 par Sihanouk à qui
il demeura toujours fidèle. Il réussit à s'enfuir du pays avant l’arrivée des
Khmers rouges et y revint en 1991, après le retour du prince.
vendredi 24 février 2017
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